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(7 avis client)

L’enfant de la plantation

17.00

Le Brésil rural du début du siècle, et la décadence de la canne à sucre. “Tout le Brésil est dans ce livre transparent” (Blaise Cendrars)

Roman. Auteur : José Lins Do Rego
Illustrateur : André Diniz

 

Qté

Lisez donc l’Enfant de la Plantation. Je ne sais pas comment cela se fait, mais quand je lis ces pages des oiseaux sautent d’une ligne à l’autre. Mon sang bat plus vite. Tout le Brésil est dans ce livre transparent. Blaise Cendrars

Résumé

Voici les souvenirs d’enfance d’un enfant orphelin de père et de mère, élevé dans la plantation de canne à sucre de son grand-père, dans le Nordeste du Brésil.

Entre quatre et douze ans, le jeune Carlinhos a entendu de nombreuses histoires, a joui d’une liberté presque totale et a acquis une précocité terrible autour de sujets « interdits », mais inévitables. Il arrive à l’internat en homme, imprégné de tout un monde de superstitions et de croyances, de littérature orale, de vestiges de l’esclavage ; il a dans ses bagages les odeurs, les bruits et les images d’un monde inoubliable – celui de la plantation.

L’Enfant de la plantation est un roman brésilien sensible et imprégné de tendresse, au style savoureux, naturel, débordant et imparfait.

Une fresque, aux couleurs vives et sensibles, magistrale et vraie.

L’Enfant de la plantation, miroir de la société rurale et des secrets de l’enfance, est d’une réalité profonde et d’une intense humanité.  Son régionalisme touche à l’universel.

“C’est le reflet de tout le Brésil, et un peu du monde entier. C’est la vie telle qu’elle est.” (João Ribeiro, critique de Menino de Engenho, 1932)

 

La force de ce nouveau romancier, fils du sertão et pénétré d’esprit nordestin, est de refléter dans sa fresque monumentale un problème social typiquement brésilien, l’agonie d’une caste, la fin d’un patriarcat rural, la disparition d’un monde. Balzac avait étudié dans ses romans la formation de la grande bourgeoisie en France au début du xixe siècle, Proust la décadence de la noblesse et de cette grande bourgeoisie à la fin de ce même siècle, et notre campagnard originaire de Pilar décrit la mort des domaines agricoles, l’agonie des plantations, l’emprise croissante des grandes usines […]. Tristão de Athayde, préface de Menino de Engenho, 1971

 

Auteur

José Lins do Rego (1901 – 1957 ), est l’un des romanciers régionalistes les plus prestigieux de la littérature nationale brésilienne, aux côtés de Graciliano Ramos, Adonias Filho, Raquel de Queiroz ou Jorge Amado. Outre son talent littéraire, son travail régionaliste s’inscrit dans une critique socio-politique de la société brésilienne rurale de la première moitié du XXème siècle.

Lire le dossier complet sur José Lins do Rego et son roman brésilien l’Enfant de la plantation ici

Lire l’article de Paula Anacaona, traductrice, sur les difficultés de la traduction de l’Enfant de la plantation. D’abord paru sur le blog du journaliste du Monde Pierre Assouline vous pouvez le lire ici

7 reviews for L’enfant de la plantation

  1. 4 sur 5

    Short cuts sur un Brésil inconnu
    Un petit bijou . Littérature impressionniste sur le Brésil du siècle dernier. Perceptions courtes et justes d’un enfant de la plantation de son grand père. Autant de short cuts, images aussi fortes que ses souvenirs.

  2. 5 sur 5

    A déguster ou à dévorer

    L’enfant de la plantation se lit comme du petit lait. Des touches de vie en 3-4 pages, entre esclavage et insouciance de l’enfance. Un peu déroutantes si on n’y prend garde. Même riche on peut être malheureux, même pauvre et enchaîné on peut être heureux (presque). Le soleil du brésil réchauffe mais brûle, les crues fluviales -bien que mortelles – sont attendues et vécues comme une fête. Un monde sens dessus dessous.
    Rafraîchissant et poignant, vu avec les yeux d’un enfant.

    Posté sur Amazon le 6 Juin 2013

  3. 5 sur 5

    Un très beau livre sur l’enfance

    L’enfant de la plantation est un très beau livre, enfin accessible aux lecteurs français. Un livre culte au Brésil, dans la lignée ici de “L’enfant et la rivière” de Bosco, du “Grand Meaulnes” ou encore de “La gloire de mon père”. C’est dire ! L’écriture est sans doute plus serrée, plus rapide, plus vive, une écriture que n’aurait pas reniée Cendrars qui était par ailleurs un admirateur de cette oeuvre.
    Ce livre fait rejaillir mille souvenir de l’enfance. Dans cet univers clos de la plantation, agissent et vivent une multitude de personnages, tous attachants : le grand-père humaniste, le père criminel, la mère adoptive, le premier amour, la tante acariâtre, …Ce qui marque avant tout, c’est de voir jaillir cette vie dans sa plus tendre humanité, non exempte du péché originel. Mais ici, pas de bons ou de méchants, ni de jugement moral : le regard de l’enfant redonne une forme de pureté pleine de grâce à ces êtres, souvent perdus il faut l’avouer, régulièrement en proie à leurs douteux penchants…

    Enfin, dernier élément à noter : les très beaux dessins en noir & blanc qui m’ont fait penser, dans un style cependant assez différent, à ceux de Thierry Vernet dans “L’usage du monde” de Nicolas Bouvier.

    A lire donc et faire connaître !

    Posté sur Amazon le 10 juin 2013

  4. 5 sur 5

    Un petit garçon de la ville est envoyé dans la plantation de canne à sucre de ses grands-parents suite au meurtre de sa mère par son père. À travers le regard naïf mais néanmoins acéré de cet enfant découvrant à la fois une nature exubérante et brutale (voir le sublime chapitre sur l’attente et l’arrivée de la crue) et un modèle social à bout de souffle, ce roman qui sent le vécu nous plonge aux racines d’un Brésil rural encore profondément marqué par l’esclavagisme. Et, par un de ces miracles dont seule est capable la littérature, il en résulte une petite merveille de poésie : c’est beau, c’est dur et tendre, c’est drôle et triste, sans jamais un gramme de pathos, le tout servi par une traduction qui coule de source et de beaux dessins soigneusement saupoudrés… Un régal.

  5. 5 sur 5

    Après la lecture de L’enfant de la Plantation, nous voilà replongés dans notre âme d’enfant, remplis d’étonnement pour des choses que les adultes pourraient qualifier de “futiles”, pleins de naïveté et d’incrédulité pour des actes lourds de sens et de conséquence aux yeux des Grands…
    José Lins Do Rego réussit ce tour de force de retranscrire le monde avec des yeux d’enfant… et quel enfant !
    Une histoire familiale que nous ne souhaitons à personne, la découverte de l’univers des plantations du Nordeste rythmées par les vagues des inondations, par les histoires de bagarres et de vengeance, par la dureté de la vie quotidienne mais aussi par la vie débordante de ces hommes et femmes aux cultures ancestrales.
    Très beau bouquin au format invitant à la lecture, agrémenté de dessins bien adaptés à l’écriture de José Lins Do Rego

    Critique déposée le 24 novembre 2013 sur Amazon

  6. 5 sur 5

    Mes félicitations pour l’Enfant de la plantation” que j’ai acheté chez vous. J’ai souvent voyagé dans le Nordeste et cette “civilisation du sucre” m’émeut particulièrement…
    Félicitations également à l’illustrateur André Diniz : il a su parfaitement s’imprégner de l’ambiance du roman et la restituer. J’ai quelques petits livres de “literatura de cordel” que j’ai acheté à Recife, Caruaru, Alto do Mouro, et ce livre complète merveilleusement mon catalogue !
    J’attends avec impatience la sortie d’autres livres du même José Lins do Rego.
    Je vous souhaite beaucoup de succès, et j’espère faire grâce à vous de belles découvertes.

  7. 4 sur 5

    Si le naturalisme à la française peut parfois être pénible à lire, le naturalisme brésilien évite tous les écueils du précédent : ici, pas de longues et pénibles descriptions de détails sans intérêt. Pourtant, dans cette ballade au cœur du quotidien d’une plantation de canne à sucre du début du vingtième siècle, on saisit l’essence même de la société rurale du Brésil. Tout y est : la faune et la flore, les rapports sociaux, le rôle des femmes, l’histoire de la fin de l’esclavage – qui perdure sous forme de servage -, l’économie, le paternalisme …

    C’est par le regard d’un enfant que l’on découvre tout cet univers, mais si la vie y est rude, la plume de l’auteur n’est pas sans tendresse. L’ensemble est à la fois très cru et très vivant, la lecture ne manque ni de senteurs ni de couleurs. Blaise Cendrars en conseillait la lecture, et on comprend vite pourquoi l’auteur bourlingueur appréciait tant L’enfant de la plantation.

    Si ce livre est un classique au Brésil, il aura fallu attendre longtemps pour y avoir accès en français, et il serait dommage de s’en priver. Ajoutons que les éditions Anacoana continuent de nous offrir des ouvrages qui sont aussi de beaux objets, joliment illustrés et imprimés sur un papier de qualité, ce qui ajoute au plaisir de la lecture celui d’avoir un beau livre entre les mains.

    Critique déposée sur Amazon en Février 2015

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