Marcelino FREIRE, écrivain brésilien – prix Fundação Biblioteca Nacional 2014


Marcelino naît en 1967, dernier d’une famille de 14 enfants – dont 9 survivants – à Sertãnia, petite ville rurale de l’état du Pernambuco, dans le Nordeste. Il émigre à São Paulo en 1991. Ces deux faits sont déterminants pour comprendre son oeuvre.

Il reçoit le Prix Jabuti – le plus prestigieux prix littéraire brésilien – en 2006 pour son recueil de nouvelles, Contos Negreiros.

Ses histoires dégagent un souffle inhabituel pour varier les thèmes d’un calvaire urbain banalisé. Il inverse l’ordre des choses, trouve des sorties et des associations impressionnantes, surprend et frappe. Bien qu’il ait choisi le format de la nouvelle, Marcelino Freire écrit comme un poète. Ses nouvelles sont visuelles. Acides et lyriques. Critiques et poétiques. Orales et sonores.

Ce sont des histoires de misère, de violence, de désillusion et de sang, d’actualité, de dénonciation sociale. Il manie son texte avec précision et efficacité, et a la capacité de séduire les jeunes et les moins jeunes, les intellectuels et les semi-analphabètes, les patrons et les employés.

Dans les écoles de journalisme, on apprend aux étudiants qu’une bonne info, ce n’est pas « Un chien enragé mord un passant ». Une bonne info, c’est : « Un passant plante ses crocs dans un chien ». C’est exactement ce que font les nouvelles de Marcelino Freire.

L’art de Marcelino Freire, originaire du Pernambouc et homme à l’esprit chaud, est de dire ce qui dérange. C’est ainsi que se succèdent les histoires. Noir après Noir, Blanc après Blanc, Noir après Noire après Blanc… (Julián Fuks, Folha de S. Paulo)

Il est considéré comme l’un des écrivains les plus brillants de sa génération et devient lauréat en septembre 2014 du Prix Fundação Biblioteca Nacional pour son roman « Nos Os ».

Il est l’organisateur (et l’idéalisateur) de la Balada Literaria, festival littéraire organisé à São Paulo tous les ans en novembre, devenu aujourd’hui, après 10 ans d’existence, le rendez-vous incontournable de la littérature brésilienne contemporaine et de la vie artistique bohême de São Paulo. Il donne régulièrement des cours de « création littéraire » à São Paulo – et c’est notamment lors d’un de ses ateliers d’écriture que Rodrigo Ciriaco, également publié chez Anacaona, a commencé à écrire… Marcelino avait lancé la phrase « Deus é brasileiro » et les participants devaient écrire une nouvelle à partir de cela… C’est ainsi qu’est né : « J’suis qu’un ouf », publié quelques temps plus tard dans Je suis favela et qui commence par « Dieu est brésilien ».

Enfin, pour la petite histoire, Marcelino Freire a lui-même été l’élève, en atelier d’écriture, de Raimundo Carrero, publié également aux éditions Anacaona. Leurs retrouvailles à Etonnants Voyageurs, en 2014, étaient très émouvantes… Le maître et l’élève étaient réunis en France.

Bibliographie francophone

 

En savoir plus sur Marcelino :

Retrouvez toutes les dates pour rencontrer Marcelino Freire lors de son séjour en France en mars 2015.

Tous nos articles du blog liés à Marcelino Freire, son oeuvre, ses événements, etc. Et dans nos photos !

Marcelino Freire au Salon du livre de Francfort en 2013. En savoir plus.

L’actrice brésilienne Naruna Costa récite Da Paz (présent dans Je suis toujours favela, sous le titre La paix de Paz). 

Marcelino Freire au Salon du livre de Paris en 2014. Table-ronde « Amar, amaro ».

Freire Contos Negreiros

Bibliographie brésiliennne

  • EraOdito (aforismos, 2ª edição, 2002,ed. Ateliê Editorial)
  • Angu de Sangue (contos, 2000, ed. Ateliê Editorial)
  • BaléRalé (contos, 2003, Ateliê Editorial)
  • Contos Negreiros (contos, 2005, ed. Record), Prix Jabuti
  • Rasif – Mar que Arrebenta (contos, 2008, editora Record)
  • Nossos Ossos (romance, 2013, editora Record), Prix littéraire FBN

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