A Rio, les universités populaires, gratuites et intégratrices des populations des favelas se font de plus en plus connaître : un article du Petit Journal a été consacré récemment au réseau de l’Université Nomade.
Le réseau Université Nomade est un mouvement transnational (présent en Italie, en Espagne et en Amérique latine), qui s’organise de forme militante et autonome autour de la participation d’intellectuels, professeurs, artistes, activistes dans l’éducation, blogueurs, et parmi les réseaux sociaux. Il émet deux publications, la Revista Global Brasil et la Revista Lugar Comum, et organize un cycle annuels de conferences avec la Casa Rui Barbosa à Rio.
A l’origine, il s’agit du projet de Giuseppe Cocco, chercheur italien qui enseigne à l’Université Fédérale de Rio de Janeiro. L’idée est de “défendre l’université gratuite, publique et de qualité” et d’appliquer la politique des quotas pour démocratiser son accès. Si Giuseppe Cocco reconnaît les avancées de l’accès à l’éducation supérieure sous la présidence de Lula, beaucoup reste à faire :
Plus d’intégration ne veut pas dire être plus pacifié dans le sens du consensus. Si on maintient un jeune dans une périphérie où les conditions de vie sont catastrophiques, où il vit quotidiennement la guerre de la drogue, la violence policière et si à ce même jeune on lui donne un meilleur revenu, un meilleur accès à l’instruction, il comprend alors qu’il peut avoir accès à beaucoup plus.
A cet égard, les manifestations de juin 2013 ont constitué une base de réflexion et de mobilisation pour les acteurs du réseau de l’Université Nomade comme pour d’autres intellectuels. Retrouvez l’éclairage donné par Glauber Sezerino sur les manifestations dans son article, publié dans Je suis toujours favela.
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