4.5 sur 5 basé sur 12 votes client
(12 avis client)

Je suis favela

19.00€

Vue inédite sur la favela, son quotidien et ses légendes
Recueil de nouvelles et d’articles de presse.

Collectif d’auteurs : Ferréz  R. Ciriaco  Buzo  JA. Carrascoza  M. Freire  M. Aquino  Sacolinha  R. Bressane
Photographe : E. Garault

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(Tous nos livres sont imprimés en France 😀 )

Qté

Même un pied je vendrai et en béquilles, je vivrai. Pour libérer mon ventre de la misère, même aveugle je resterai – Nation Zumbi de Marcelino Freire

Résumé

22 nouvelles
Dans ces variations sur une misère urbaine banalisée, la favela apparaît sous un visage inédit. Tour à tour réalistes, ironiques ou désespérantes  ces histoires retracent son quotidien. Mères célibataires, adolescents, travailleurs, bandits et policiers corrompus… La situation est explosiveLire ici, la nouvelle de Rodrigo Ciriaco « Cervelle frite« …

60 pages d’articles de presse et d’entretien
Après l’immersion, l’analyse. Pour démontrer la relation troublante entre fiction et réalité, 4 grands articles pour en savoir plus sur la police, la violence urbaine, le trafic de drogues et la musique funk. Deux articles sont en lecture libre ici

Pour les bilingues : Je suis favela est également disponible en portugais Eu sou favela et en italien Io sono favela

Auteurs

Un collectif d’auteurs : comme des diables, neuf écrivains sortent de leur boîte. Ils sont favela mais pas muets. Leurs écrits sont des témoignages bruts. Engagés, dissidents, confirmés ou débutants : la parole leur est donnée. Du micro au stylo, le vocabulaire utilisé ici n’est pas poli et inquiet.

Lire la présentation complète des 9 auteurs ici

Critiques

Recommandé par le Routard 2013 comme livre de route. Plus d’infos ici

Véritable manifeste de la littérature marginale brésilienne, ce livre témoin est un voyage à l’intérieur des favelas. Raconté par un collectif de neuf écrivains, ils se parent des crayons les plus affûtés et dénoncent un quotidien de misère où la violence est banalisée…. CANAL+

 

Les écrivains se sont engagés à décrire la violence et les expériences d’individus tenus pour marginaux ou marginalisés. Nombre de leurs textes sont marqués au sceau de l’indignation. Le Monde

 

Je suis favela est un ouvrage collectif : la vitrine d’une littérature brésilienne de la marge, des quartiers défavorisés, ces favelas dont on parle mais qu’on connaît si peu OUEST FRANCE

Lire les critiques ici

eBook à seulement 5,99€

Par militantisme, les éditions Anacaona proposent une version ebook très accessible, mais sans photographies. Je suis favela est disponible en livre numérique chez nos partenaires à 5,99€ : Amazon KindleKoboApple iBooksImmateriel.

Kindlekobo by fnac

ibooksimmateriel

 

 

 

Vidéos

Rodrigo Ciriaco lit une nouvelle de Je suis favela : « J’SUIS QU’UN OUF » (activer les sous-titres avec le bouton CC en bas à droite)

Solo (membre historique du groupe Assassin) lit une nouvelle de Je suis favela : « CERVELLE FRITE »

12 avis pour Je suis favela

  1. 5 sur 5

    Une plongée au coeur de la Favela !

    Ce recueil de nouvelles m’a bluffé. Au fil du livre, alors que se succèdent les récits et les auteurs, le lecteur découvre cet univers qui nous est à peine concevable, avec son lot de violence, d’injustice, mais aussi de beauté et d’espoir. Un grand livre, porté par de très belles plumes (notamment Ferrez, auteur de l’excellentissime manuel pratique de la haine)

    Critique réalisée sur Fnac.com le 20/12/2011

  2. 5 sur 5

    Bouleversant!!

    Vous plongerez dans la réalité des favelas et découvrirez le Brésil « vu de l’intérieur ». Un livre poignant, qui rend le Brésil encore plus merveilleux: à lire absolument! (mais pas avant de vous endormir, car certains récits sont bouleversants!)

    Critique réalisée sur Amazon.fr le 25 février 2012

  3. 5 sur 5

    A lire absolument!

    Excellent livre qui retrace la vie dans les favelas du Brésil.

    Loin des clichés, ces textes poignants témoignent d’une autre réalité brésilienne.

    Critique réalisée sur Amazon.fr le 11 février 2013

  4. 5 sur 5

    La première remarque concernant la lecture de Je suis favela va au travail d’édition très soigné et innovant. C’est un bel objet et, de nos jours, peu d’éditeurs peuvent encore s’enorgueillir de produire des « objets littéraires » de cette qualité. On sent qu’il a été réalisé avec amour, si je puis me permettre cette expression. Bien sûr, le contenu était lui aussi au rendez vous. Je dois avouer mon faible pour Rodrigo Ciríaco, João Carrascoza, Sacolinha et Ferréz mais aucune nouvelle ne fait baisser le niveau général. On ne peut pas sortir de Je suis favela sans se dire, « voilà, voilà la littérature ! ». Styles variés, histoires enivrantes, horrifiantes et partout cette force de la vérité dans le sens que George Orwell pouvait donner au mot (le lisant d’ailleurs à peu près à la même période, je n’ai pas pu m’empêcher de faire certains rapprochements sur cette « littérature marginale » et des textes de non-fiction romancé comme Dans la dèche à Londres et à Paris ou le Quai de Wigan). Bref une magnifique expérience.

    Critique réalisée sur Amazon.fr le 2 avril 2013

  5. 5 sur 5

    Le quotidien des favelas du Brésil vu de l’intérieur

    J’ai découvert la littérature marginale brésilienne grâce à ce recueil de 22 courtes fictions qui peuvent se lire indépendamment. Les 9 auteurs, dont le plus connu est peut-être Ferréz, viennent des favelas du Brésil, et racontent le quotidien vu de l’intérieur à travers ces fictions.

    La deuxième partie du livre est constituée de divers articles et interventions de spécialistes pour mieux comprendre la vie dans les favelas. Les illustrations sont très sympas.

    Un livre original et agréable à lire, et en plus instructif !

    Critique réalisée sur Amazon.fr le 4 janvier 2012

  6. 2 sur 5

    Récits

    Difficile d’accrocher à cette suite d’histoires racontées dans un style très « parlé » et qui ne m’a pas beaucoup ému, alors que je m’attendais à des tranches de vie d’après les commentaires que j’avais lus

    Critique réalisée sur Amazon.fr le 1 septembre 2013

  7. 5 sur 5

    A lire

    Je ne suis pas habitué à lire des nouvelles mais le sujet et la plume des auteurs dépassent le format.

    Il y a une vingtaine de nouvelles qui m ont touché pour certaines et bousculé fortement pour d autres.

    J ai adoré le dernier texte de Ferrez, Terre de méchanceté et sa dernière phrase qui fait tellement mal : « excusez moi mon Dieu, mais je ne vois pas d’amelioration et ça fait mal. »

    Critique réalisée sur Amazon.fr le 17 novembre 2013

  8. 4 sur 5

    22 courtes nouvelles écrites par 9 auteurs, qui nous plongent dans l’univers des favelas (les bidonvilles brésiliens). C’est vu par les yeux des enfants, des mères, des trafiquants ou même d’un rat… Tout y est difficile: difficile de trouver du travail ou de trouver à manger, difficile de se projeter dans le futur et de garder de l’espoir. La violence est toujours présente et la mort peut surgir à tout moment. Dans ces endroits abandonnés par l’état, la frontière entre le bien et le mal a disparu. Non seulement ces nouvelles sentent le vécu mais en plus la plupart sont prenantes et certaines très émouvantes. Une lecture que je recommande.

    Critique postée sur Amazon le 13 janvier 2014

  9. 5 sur 5

    Je suis favela est un ensemble de 22 nouvelles qui révèle un peu d’une des réalités du Brésil. Dans ce livre, chaque partie est complète. Il nous présente de différents points de vue sur cette réalité. Les nouvelles jouent aussi avec les stéréotypes toujours présents quand le sujet c’est favela. Grands auteurs et grandes nouvelles!!

    Critique postée sur Amazon en décembre 2014

  10. 4 sur 5

    Voici un ouvrage collectif qui a le mérite de porter un regard pertinent sur la favela. Favela. Si on devait résumer le Brésil en quelques mots, on pourrait citer football, bikini, le Pain de Sucre, le carnaval, la favela. On pense à ces favelas de Rio, souvent sur les hauteurs de la ville, dédale de rues étroites où une violence inouïe règne comme l’ont illustré ces dernières années le choc entre les narco-trafiquants et forces de l’ordre.

    Plusieurs écrivains proches ou issus des favelas proposent plusieurs textes, très courts souvent sur quatre thématiques à savoir la violence, l’enfance, la pauvreté, la police. Nous ne sommes pas dans un exercice de style, à qui va raconter la meilleure histoire ou réussir la meilleure démarcation. On sent dans l’écriture de tous ces auteurs, la nécessité sinon l’urgence de retranscrire une ou des réalités sociologiques, culturelles, économiques de la favela. En enchaînant la lecture de ces différentes chroniques, je constate le caractère sombre, noir et sans issu de la favela. On n’est plus dans les images festives du Brésil dansant. Prostituées, dealers, adolescents, policiers, mères de famille cohabitent dans une logique unique de survie. Pour avoir lu quelques ouvrages d’auteurs ultrapériphériques en France, l’absence de perspectives est assez étonnante, voire lassante quand on est plongé dans la fiction ou micro-fiction. On pourrait penser que c’est un parti pris volontaire dans ce projet. Chez les auteurs français comme Mabrouck Rachedi, Faïza Guène, Wilfrid NSondé ou Joss Doszen, le projet laisse tout de même une perspective positive malgré les embûches nombreuses sur le cheminement qui conduit à la félicité, c’est-à-dire l’intégration économique. Ce n’est pas le cas dans ce texte brésilien qui travaille sur le même substrat, celui des zones de non-droit où règnent maffieux.
    La seconde phase de l’ouvrage, la fiction augmentée, est constituée d’une succession d’articles, d’interventions de spécialistes, de juristes, d’anthropologues, de chercheurs. Cette phase permet de comprendre la démarche du livre. Un livre à charge contre l’état brésilien, une dénonciation du système répressif mis en place depuis les dictatures des années 70 et qui délaisse la favela entre les mains des caïds suite à la démission des pouvoirs publics dans ces espaces. On retrouve des références qui deviennent universelles comme le donna (le done jamaïcain). Les mécanismes sont les mêmes. Les rapports entre les populations et les narco-trafiquants tombent sous le sens, et ce qui est dénoncé dans cet ouvrage est la stratégie politique pour contourner ces situations. le noir reste au centre de cette problématique. La naissance des favelas étant directement liée à l’abolition de l’esclavage au Brésil en 1885.

    Source photo – Vision Brésil

    C’est un livre très dur, dont j’ai aimé la conclusion faite par un anthropologue. Il dépasse la question des sous-quartiers (comme dirait Patrice Nganang) brésiliens. Il renvoie aux banlieues françaises, chinoises, indiennes, américaines ou africaines. Et au désir de vivre et d’exister sans devoir subir la culture dominante.
    Un credo :
    Je suis favela, je suis Le Quartier, je suis la rue, je suis ouf! Mais avant ça, je suis littérature, et ça il ne peuvent le nier, fermer les yeux, tourner le dos mais on ne bougera pas d’ici tant que s’élèvera un mur social invisible qui divise ce pays.

    Critique postée sur Babelio

  11. 4 sur 5

    Je suis favela est une anthologie de textes écrits par neuf auteurs et dont les intrigues ont lieu dans les favelas. Les trois premières parties se composent uniquement de nouvelles rassemblées autour de trois thèmes : « les enfants sont comme ça », « une balle et point barre » et « je suis la survie ». La quatrième partie est quant à elle une fiction augmentée et réunit des interviews, articles et extraits de livres qui nous permettent de compléter l’expérience de lecture par des documents historiques, sociologiques et culturels hyper intéressants. Les neufs auteurs de ce livre, à l’image des auteurs publiés par les éditions Anacaona, sont les voix de la littérature marginale brésilienne, une littérature périphérique qui n’attend pas que les politiques apportent la culture dans les favelas mais qui montre qu’elle y est déjà : « au lieu de disparaître, les périphéries résistent, parlent de plus en plus fort, et produisent des mondes culturels parallèles à la grande surprise de ceux qui pensaient que ne surgiraient de là qu’une misère sans futur. »
    Les textes publiés dans cette anthologie sont très forts et particulièrement marquants, et si j’ai du mal à savoir quels sont les textes que j’ai le plus aimés, je retiens quand même deux auteurs de cette lecture : j’ai adoré les trois nouvelles de Rodrigo Ciriaco(Cervelle frite, Un étranger dans le conduit et Un nouveau jouet) tirées de la première partie sur les enfants, et j’ai découvert en Ferrez un auteur dingue – son texte Terre de méchanceté est surement le plus poignant du livre et ses nouvelles le Bus blanc et Coeur de mère sont tout aussi cruelles et touchantes. Ils sont sans aucun doute mes deux auteurs coups de coeur de cette anthologie ! Enfin, le travail éditorial derrière de livre (les citations mises en avant sur une page entière, les photographies d’Eric Garault, la typographie…) est tout simplement impressionnant et contribue vraiment à valoriser les auteurs et leurs textes. Un livre très complet sur les favelas, qui révèle la sensibilité et l’émotion là où on ne l’attendait pas et que je ne saurais que vous conseiller.

    Critique postée sur Babelio en Mai 2015

  12. 5 sur 5

    « Je suis favela », j’en ai des frissons, pas de mots pour le décrire mais j’adore, tout comme j’ai adoré « Manuel pratique de la haine ».
    Si Ferréz écrit d’autres romans je ne veux pas passer à côté.
    En tout cas, merci pour vos choix et bonne continuation.

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